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Suite de l’histoire de la Serbie


Les turques d’islamisent les Albanais. Tout au long des cinq siècles d’occupation, des milliers d’Albanais (aujourd’hui les Kosovars) et un certain nombre de Serbes sont ainsi passés à l’islam.


À la fin du XVe siècle, le Monténégro passe également sous administration ottomane. En 1912-1913, lors des guerres balkaniques les Ottomans sont chassés de la région.


Le serbe — de même que le croate — a emprunté au turc des milliers de mots qui font maintenant partie du vocabulaire courant des Serbes.

Situation géographique de la Serbie

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Les Serbes orthodoxes d’aujourd’hui, les Albanais du Kosovo et les Bosniaques du Sandjak sont considérés comme des traîtres qui ont renié leur foi. Vu de Belgrade, le musulman est l’Ennemi qui ravive le souvenir de plusieurs siècles d’occupation ottomane. Ce sentiment qui anime beaucoup de Serbes explique pourquoi la guerre de 1992 en Bosnie-Herzégovine (contre les Bosniaques) a été si violente.


L'autonomie de la Serbie est officiellement reconnue en 1830, mais deux dynasties (les Karadjordjevic et les Obrenovic) se disputèrent le trône de Serbie jusqu’en 1903.


En 1875, la Serbie et le Monténégro soutiennent les Serbes de Bosnie-Herzégovine contre l’Autriche qui lorgne alors la Bosnie. Puis, en 1878, le congrès de Berlin proclame l'indépendance de la Serbie et du Monténégro.

Le 28 juin 1914, l'héritier du trône d'Autriche, l'archiduc François-Ferdinand, et son épouse sont assassinés par un nationaliste serbe-bosniaque à Sarajevo en Bosnie-Herzégovine. Le gouvernement autrichien, lui déclare la guerre, précipitant la Première Guerre mondiale. La Serbie ne retrouvera son autonomie qu’à la fin de la guerre.

Le 1er décembre 1918, deux États nouvellement indépendants, la Serbie et le Monténégro, ainsi que les régions peuplées de Slaves du Sud qui faisaient partie de l'Autriche-Hongrie, s'unissent en un «royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes» dirigé par Pierre ler Karadjordjevic, auparavant roi de Serbie, puis par son fils Alexandre ler .


Le nouveau royaume englobe les anciennes provinces de Croatie, de Dalmatie, de Bosnie, de Herzégovine, de Slovénie, de Voïvodine et le Monténégro indépendant.


Le royaume prit fin en 1929 lors d’un coup d’État militaire réussi par Alexandre 1er.

À partir de1929, Alexandre 1er instaure une dictature et donne à son État le nom de Yougoslavie. Alexandre 1er tente sans succès de vaincre le mouvement nationaliste croate dont les éléments extrêmes, les oustachis jugent Alexandre 1er trop centralisateur au profit des Serbes,  ils organisent son assassinat en 1934 alors qu’il était en visite à Marseille.


Sous la régence du prince Paul, la Yougoslavie monarchiste se rapproche de l'Italie, de la Bulgarie et de l'Allemagne (accords de 1937-1938) et accorde une large autonomie à la Croatie (1939). En mars 1941, alors que le gouvernement du régent Paul vient de signer avec Hitler et Mussolini un pacte tripartite, un putsch militaire entraîne l'exil du régent, et Pierre II prend le pouvoir et conclut un pacte avec l’URSS en avril. Hitler attaque immédiatement le pays qui capitula le 17 avril.


En 1943, les Alliés décident de ne plus aider les nationalistes serbes au profit des partisans communistes de Tito. Aidés par l’Armée rouge, les titistes finirent par l'emporter sur les divisions allemandes, libérant Belgrade en 1944 et Zagreb en 1945.


En novembre 1945, la coalition du Front populaire dirigée par les communistes de Tito rafle 90 % des voix. Le 29 novembre 1945, la monarchie est officiellement abolie et la République populaire fédérative de Yougoslavie est proclamée. La Yougoslavie devient en janvier 1946 une République populaire fédérative (puis la République socialiste fédérative à partir de 1963) composée de six républiques: la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine, le Monténégro, la Slovénie et la Serbie. Tito règne qui durant trente-cinq ans.