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Histoire de la Croatie (suite)


Au début du XVe siècle, la république de Venise annexe la côte dalmate. Au XVIe siècle, devant la menace turque sur les Balkans, le nord de la Croatie se place sous la protection des Habsbourg d'Autriche et ce jusqu'en 1918.


En 1797-1815, la France napoléonienne gagne la côte adriatique rebaptisée “Provinces illyriennes”.  Puis en 1867, le royaume des Habsbourg devient une double monarchie austro-hongroise qui se partage le territoire croate. La Dalmatie est attribuée à l’Autriche, tandis que la Slavonie passe sous le giron hongrois.


En 1918, le royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes est créé après la dissolution de l’Autriche-Hongrie. Pierre Ier de Serbie monte sur le trône.

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En 1929, le pays connaît un royaume dictatorial de Yougoslavie par Alexandre Ier. En 1934, Alexandre Ier est assassiné à Marseille, un évènement fomenté par le mouvement de libération croate Oustacha.


En 1941, l'Allemagne envahit la Yougoslavie ; Ante Pavelić proclame l’État indépendant de Croatie (NDH), un État dirigé par les nazis. Les Oustachis persécutent les Serbes, les Roms et les Juifs. En réponse, les “tchetniks” serbes s’attaquent aux Croates.


En 1943, les Partisans de Tito remportent des victoires militaires et forment un front antifasciste. Ils reconquièrent des territoires contrôlés par les fascistes en repli et bénéficient du soutien militaire des Alliés.


En 1945-1948, nait la république populaire fédérale de Yougoslavie. Tito rompt avec Staline et trouve un compromis entre l’Ouest et l’Est.  En 1971 lors du “printemps croate”, les réformateurs du Parti communiste, des intellectuels, des étudiants et des nationalistes réclament une plus grande autonomie économique et politique pour le pays.


Dans les années 1970, les revendications autonomistes croates entraînent une série de purges politiques. A la Mort de Tito en 1980 est instaurée une présidence tournante entre les différentes républiques.  En 1989 lorsque le système communiste s’effondre en Europe de l’Est, Franjo Tudjman fonde l’Union démocratique croate, premier parti non communiste en Yougoslavie. Il est élu président en 1990.


Un an plus tard, Le sabor (Parlement) croate proclame l’indépendance de la Croatie. Les Serbes de Krajina font à leur tour sécession, avec le soutien de Slobodan Milošević. La guerre éclate entre les Croates et les Serbes. Un premier cessez-le-feu négocié par l’ONU entre en vigueur temporairement en 1992. L’Union européenne reconnaît la Croatie, qui intègre les Nations unies. La Bosnie voisine s’embrase à son tour.  En 1995, l’opération “Tempête” (Oluja) de l’armée croate se solde par la reconquête des territoires perdus et l’expulsion des Serbes de Krajina. Les accords de Dayton établissent les frontières de la Croatie et le retour de la paix.


A la mort en 1999 de Franjo Tudjman, une coalition centriste remporte les élections de janvier 2000. En 2003, l’Union démocratique croate revient au pouvoir, elle fixe un programme de réformes économiques et vise l’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN.


Deux ans après Ante Gotovina, accusé de crimes de guerre, est arrêté et livré au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Cette arrestation est saluée par l’Union européenne.


En 2006, la Commission européenne publie un rapport demandant à la Croatie de lutter plus activement contre la corruption et la discrimination envers les citoyens non croates. En janvier 2008, le Parlement approuve le nouveau gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre Ivo Sanader. En avril, la Croatie est invitée à rejoindre l’OTAN lors du sommet de Bucarest.


En 2010, la Serbie dépose une plainte de génocide contre Zagreb, pour des faits datant de la guerre serbo-croate des années 1990. Ivo Josipović, du Parti social-démocrate croate (SDP), est élu président du pays.

Situation géographique de la Croatie